Quand tout ne se passe pas toujours comme prévu… #1

Pour ce premier billet « Quand tout ne se passe pas toujours comme prévu…», je vais vous parler du commencement : ma grossesse.

Quand on est enceinte, on idéalise tout. Et ça je ne pense pas utiliser le « on » en généralisant de trop. Oui on imagine notre grossesse et notre maternité comme celle des publicités ou des comptes Instagram et Pinterest que l’on regarde à chaque jour en se disant « moi aussi tout sera beau comme ça ». Mais on est loin du compte ! Je ne veux pas dire qu’il faut s’imaginer le pire mais seulement ouvrir les yeux et voir au-delà de ces belles images et paroles.

Moi tout a commencé durant la grossesse. Lorsque j’ai découvert que j’étais enceinte, je n’étais pas du genre hystérique mais tellement heureuse. La chose que j’ai ressenti rapidement est une sensation d’inconnu. Un truc profond qui te déstabilise et t’excite en même temps. Je ne le savais pas encore mais j’allais découvrir petit à petit qu’être maman c’est comme les montagnes russes : tu ne sais pas où tu vas et tu passes d’une émotion à l’autre, d’un sentiment à l’autre à chaque instant. Bref c’est l’bordel à l’intérieur de toi et l’imprévu rayonne mais ce n’est que le début !

J’ai d’abord contacté un médecin pour mon suivi de grossesse, tout en faisant une demande en suivi sage-femme que j’ai eu la chance d’avoir (Pour les français(es), au Québec, c’est soit sage-femme soit médecin et c’est pas évident d’avoir une sage-femme. Elles sont peu nombreuses). J’étais tellement heureuse. Je pouvais commencer à imaginer mon accouchement en Maison de Naissance, c’est-à-dire comme à la maison. L’hôpital c’est ce que je redoutais car je voulais quelque chose de plus intimiste, me rapprocher du naturel et avoir quelqu’un à notre écoute qui nous aiderait à créer les bonnes conditions. J’étais aux anges d’autant que je pouvais en plus penser à accoucher dans l’eau (chose possible dans cette maison de naissance).

Jusqu’au test prénatal…

Le test prénatal consiste à dépister toutes anomalies génétiques et morphologiques. Il n’est pas obligatoire mais nous souhaitions le faire afin de nous laisser le choix de poursuivre ou non la grossesse et/ou de créer les bonnes conditions d’accueil de cet enfant « différent ». Bref nous voulions savoir. J’ai fais la première prise de sang et rien d’anormal. Puis l’échographie de clarté nucale. Entendons par là, l’épaisseur de la peau au niveau du cou du bébé. Mais là catastrophe ! On m’a annoncé, sans soutien ni explications (juste la technicienne en radiologie qui était perdue et maladroite), que la petite fille que je portais avait une clarté nucale plus élevée que la moyenne (elle était à 4,6 et la barre maximale de « normalité » est fixée à 3 ou 3,5 selon les pays).

Comme je ne voyais pas mon médecin ni ma sage-femme tout de suite (oui j’ai continué les 2 un temps ce que j’ai bien fait), j’ai eu bien sûr le malheur de me jeter sur internet. Et là avec mon amoureux, on a commencé à « flipper » comme jamais. Bien sûr, dans ces moments-là, on s’imagine le pire. Mais grâce à un médecin très réactif, qui nous a reçu rapidement, nous avons eu tous les détails nécessaires pour faire redescendre la pression. Surtout qu’il fallait attendre la deuxième prise de sang pour en savoir plus. Dans le même temps, ils nous a envoyé en suivi à THE hôpital (le meilleur en Amérique du Nord pour le suivi mère-enfant et aussi en pédiatrie) : l’hôpital Ste Justine. Trop de chances dans tout ça, il est à Montréal. Bref on était bien rassuré. Mais lorsqu’il a fallu l’annoncer à ma sage-femme, j’ai eu mon deuxième couteau dans le dos puisqu’elle m’annonçait que dans le doute, le suivi avec elle s’arrêtait. Et là je redescendais six pieds sous terre. (Quand je vous disais que j’ai mis le pied dans un parc d’attraction que je ne contrôle pas…)

Et le long chemin des examens se mettait en marche : amniocentèse, tests génétiques, échographie cardiaque du bébé… Évidemment les futures échographies montraient peu d’évolution de sa clarté nucale alors la superbe équipe de Ste Justine nous a accompagné comme des chefs : MERCI à eux ils sont géniaux ! Je crois que sans ces professionnels de qualité et d’une écoute sans limites, ces 3-4 mois d’attente auraient été plus difficiles à traverser.

Au bout de 6 mois et demi, on nous annonçait que tout allait bien selon les résultats. Évidemment ils nous ont dit que la science a aussi ses limites et que nous devions être observateurs et à l’écoute de notre bébé dans les premiers temps après sa naissance pour déceler ou non un problème. Ils ont aussi ajouté qu’ils y avaient de grandes chances que tout soit normal. Notre bébé ne rentrait pas dans les cases certes durant la grossesse mais la nature est irrégulière et imprévisible. Ils nous ont rappelé que notre société a beau vouloir tout contrôler, il y a bien des choses que nous ne pouvons pas…

Ce début a été bien chaotique mais nous a confronté à des choses tellement essentielles. Et la première est le lâcher-prise ! C’est d’ailleurs quelque chose que j’apprends encore à faire aujourd’hui puisqu’être maman s’est aussi être envahit par de multiples inquiétudes qui évoluent de jour en jour.

Et notre couple, dans tout cela? Il s’est vu pas mal malmené : angoisse et dispute mais aussi soutien et amour. Nous en sommes ressortis tellement renforcés !

Alors on avait bien hâte de voir la bouille de notre petit ange après toutes ses mésaventures…

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